LE GLAUCOME
LE GLAUCÔME
QU’EST-CE QU'UN GLAUCÔME ?
Le glaucome est une maladie oculaire fréquente et touche entre 3 à 4% de la population française au-delà de 45 ans, soit près de 3 millions de personnes en 2019. Une telle fréquence (probablement sous-estimée) justifie que le dépistage et la mesure de la pression oculaire soient faits régulièrement, pendant un examen ophtalmologique.
Le glaucome est le plus souvent lié à une montée de la pression oculaire entraînant une atteinte du nerf optique (qui envoie les informations visuelles au cerveau) et du champ visuel (espace de vision). Certains glaucomes d’origine vasculaire se caractérisent par une pression oculaire normale.
On distingue principalement le glaucome par fermeture de l’angle qui est relativement rare et le glaucome à angle ouvert, forme la plus fréquente.
De nombreux traitements médicaux existent, sous forme de collyres. En cas d’échec, d’intolérance ou d’efficacité partielle, il pourra être proposé un laser (trabéculoplastie), voire une chirurgie filtrante.
Dans l’immense majorité des cas, le glaucome est contrôlable sous traitement par collyres, à condition d’être régulièrement suivi par son ophtalmologiste.
Il existe aussi des glaucomes très rares survenant dès la naissance et appelés glaucomes congénitaux. Leur traitement est chirurgical d’emblée.
Enfin, un glaucome peut se déclencher à la suite d’une autre maladie de l’œil comme une inflammation ou au décours d’un traumatisme.
On distingue principalement le glaucome par fermeture de l’angle qui est relativement rare et le glaucome à angle ouvert, forme la plus fréquente.
De nombreux traitements médicaux existent, sous forme de collyres. En cas d’échec, d’intolérance ou d’efficacité partielle, il pourra être proposé un laser (trabéculoplastie), voire une chirurgie filtrante.
Dans l’immense majorité des cas, le glaucome est contrôlable sous traitement par collyres, à condition d’être régulièrement suivi par son ophtalmologiste.
Il existe aussi des glaucomes très rares survenant dès la naissance et appelés glaucomes congénitaux. Leur traitement est chirurgical d’emblée.
Enfin, un glaucome peut se déclencher à la suite d’une autre maladie de l’œil comme une inflammation ou au décours d’un traumatisme.
LES MOYENS DE DEPISTER UN GLAUCÔME
Le diagnostic du glaucome est posé à la suite de la mesure de la pression oculaire, le fond d’œil, la gonioscopie (angle irido-cornéen).
Mais la mesure seule de la pression oculaire est insuffisante si elle n’est pas associée aux autres examens de la vision et du nerf optique (champ visuel, tomographie à cohérence optique OCT, « scanner du nerf optique et de ses fibres »)
Dans le cas des glaucomes par fermeture de l’angle, un examen approfondi par ultrabiomicroscopie (UBM) pourra être proposé afin de préciser le diagnostic et la conduite à tenir (nécessité d’une iridotomie au laser, etc)
Après le diagnostic de glaucome et la mise en route d’un traitement, l’ophtalmologiste répétera périodiquement l’ensemble de ces examens pour s’assurer que le glaucome est bien maîtrisé. Le suivi de la maladie est un élément fondamental du pronostic, permettant éventuellement d’adapter le traitement local ou de proposer si besoin un traitement complémentaire (laser, chirurgie)
REGLES D'UTILISATION DES COLLYRES

Les collyres ont pour but de diminuer la pression oculaire, plus exactement de maintenir une pression inférieure à celle qui est néfaste pour le nerf optique.
Pour être efficaces, les collyres doivent être administrés régulièrement, à un rythme variable selon le cas, dépendant du type de collyre utilisé (une à deux fois par jour).
Il ne sert à rien d’augmenter la fréquence d’instillation soi-même, le collyre étant justement dosé
Les traitements disponibles actuellement empêchent la progression de la maladie mais ne la suppriment pas et il n’est à ce jour pas possible de récupérer ce qui a été perdu, c’est-à-dire de régénérer le nerf optique.
PLACE DES LASERS
Le laser (est un faisceau de lumière extrêmement puissant et concentré, dont l’énergie permet de découper ou de brûler les tissus humains.
La trabéculoplastie Laser (SLT) est indolore (anesthésie par collyre), n’entraîne aucune cicatrice, et peut éventuellement être répétée si besoin. Elle permet une baisse de pression oculaire dans plus de 80% des cas.
https://www.sfo-online.fr/sites/www.sfo-online.fr/files/medias/documents/04-Trabeculoplastie.pdf
L’iridotomie au laser YAG permet une réouverture de l’angle irido-cornéen ou une prévention de la fermeture de l’angle chez des patients prédisposés. Ce laser est réalisé au cabinet sous anesthésie topique (collyre).
Ces lasers peuvent être responsable d’une discrète inflammation, souvent transitoire et bien contrôlable par un traitement anti-inflammatoire local.
INDICATIONS DE LA CHIURGIE FILTRANTE
Une intervention chirurgicale peut devenir nécessaire si le glaucome progresse malgré les collyres ou le laser.
Enfin, lorsque les collyres prescrits ne sont pas tolérés (douleurs ou rougeur oculaires, allergie, effets indésirables invalidants) l’ophtalmologiste peut proposer de traiter le glaucome par la chirurgie filtrante
Plusieurs techniques chirurgicales sont possibles pour traiter le glaucome, visant toutes à donner une pression oculaire suffisamment basse pour que la maladie n’évolue plus.
Elles consistent à dériver l’humeur aqueuse sous la conjonctive en créant une soupape dans la coque oculaire, sous microscope, dans la zone en regard de la paupière supérieure.
La conjonctive doit être incisée, et elle est refermée par des points de suture à la fin de l’opération. Ces techniques ont différents noms selon le procédé chirurgical que choisira le chirurgien: trabéculectomie, sclérectomie, pose de drains type Préserflo ®
L’intervention du glaucome se réalise sous anesthésie locale ou générale, au cours d’une brève hospitalisation, selon la décision conjuguée du chirurgien et du médecin-anesthésiste. L’anesthésie locale n’est pas douloureuse et consiste à infiltrer la région de l’orbite d’un anesthésiant qui va diffuser autour du globe oculaire. Elle dure environ 30 -45 minutes
Un suivi post opératoire strict est essentiel pour garantir l’efficacité de la chirurgie.
https://www.sfo-online.fr/sites/www.sfo-online.fr/files/medias/documents/3_Chirurgie_filtrante.pdf
Sites d’information utiles :







